Une filière durable
Un modèle industriel
100% circulaire
Au cours du process sucrier,
rien ne se perd
Les résidus de la canne à sucre deviennent des co-produits valorisés à 100 %. La bagasse, partie fibreuse de la canne, sert de combustible pour produire de l’électricité et de la vapeur. La mélasse alimente la production de rhum, l’alimentation du bétail et la fabrication de bioéthanol. Les écumes, les cendres de bagasse et la vinasse retournent aux champs comme fertilisants naturels. Cette économie circulaire, propre à la filière Canne-Sucre réunionnaise, limite les importations d’énergie, de carburants et d’engrais, et renforce la souveraineté alimentaire et énergétique de La Réunion.
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pour en savoir plus sur l’utilisation des différents co-produits :
Qu'est-ce que le modèle circulaire de la filière Canne-Sucre ?
Le modèle circulaire de la filière Canne-Sucre repose sur un principe simple : rien ne se perd. Au cours du process sucrier, les résidus de la canne à sucre deviennent des co-produits valorisés à 100 %. La bagasse produit de l’énergie, la mélasse sert à fabriquer du rhum, de l’alimentation animale et de l’éthanol, et les écumes, cendres et vinasses retournent au champ comme fertilisants. Cette optimisation limite les importations et génère un bénéfice à la fois environnemental et économique pour La Réunion.
Quels sont les co-produits de la canne à sucre et à quoi servent-ils ?
La transformation de la canne à sucre génère plusieurs co-produits, tous valorisés. La bagasse, partie fibreuse de la canne, sert de combustible pour produire de l’électricité et de la vapeur. La mélasse alimente la production de rhum, l’alimentation du bétail et, depuis 2019, la fabrication de bioéthanol pour produire de l’électricité. Les écumes, les cendres de bagasse et la vinasse issue des distilleries sont réutilisées comme fertilisants naturels dans les champs, réduisant le recours aux engrais chimiques importés.
Qu'est-ce que la bagasse ?
La bagasse est le résidu fibreux de la canne à sucre, obtenu après extraction du jus sucré au cours du process industriel. Une canne est composée d’environ 15 % de fibres, et le traitement d’une tonne de canne produit en moyenne 320 kg de bagasse à La Réunion. Transformée dans les centrales thermiques attenantes aux sucreries, elle constitue la plus importante biomasse de l’île et sa première source d’énergie renouvelable locale.
À quoi sert la mélasse de canne à La Réunion ?
La mélasse est un sirop résiduel issu de la fabrication du sucre. À La Réunion, elle est prioritairement destinée à la production de rhum traditionnel et à l’alimentation du bétail. Depuis 2019, la mélasse résiduelle disponible est aussi transformée en éthanol combustible pour alimenter une turbine à combustion à Saint-Pierre, qui fournit de l’électricité au réseau lors des pics de consommation. C’est un exemple concret de valorisation en cascade des co-produits.
Quels bénéfices ce modèle circulaire apporte-t-il à La Réunion ?
Ce modèle circulaire apporte un double bénéfice, environnemental et économique. En valorisant à 100 % les co-produits de la canne à sucre, il limite les importations d’énergie, de carburants et d’engrais chimiques sur le territoire. Il renforce ainsi la souveraineté alimentaire et énergétique de La Réunion, tout en réduisant l’empreinte environnementale de la filière. La canne à sucre devient une ressource complète, du sucre à l’énergie en passant par les fertilisants.
