Des sucres d’exception
Une filière au cœur du patrimoine de La Réunion

  • Fin XVIe siècle

    La canne à sucre est introduite à La Réunion. Elle est d’abord cultivée pour produire de l’alcool, notamment l’Arrack.
  • 1783

    Création de la première sucrerie de l’île.
  • 1815

    La culture de la canne à sucre prend une place primordiale dans l’économie réunionnaise.
  • 1817

    Création des sucreries de Bois-Rouge et du Gol, toujours en activité aujourd’hui.
  • 1832 – 1862

    L’âge d’or de l’industrie sucrière réunionnaise
    L’industrie sucrière connaît un développement spectaculaire : Entre 150 et 200 sucreries fonctionnent sur l’île et près de 60 000 tonnes de sucre sont produites chaque année. C’est une période de prospérité grâce à l’ingéniosité technique et à la forte demande de sucre.
  • 1863

    Crise sucrière
    Crise profonde pour la filière en proie au libéralisme économique et à la concurrence du sucre de betterave entraînant la ruine de nombreux propriétaires. Les deux sucreries de Bois-Rouge et du Gol résistent à cette crise.
Aujourd'hui
Depuis quand la canne à sucre est-elle cultivée à La Réunion ?

La canne à sucre a été introduite à La Réunion à la fin du XVIe siècle. Elle était alors cultivée non pour le sucre, mais pour produire de l’alcool, notamment l’Arrack. Ce n’est que plus tard, au tournant du XIXe siècle, que sa culture devient centrale dans l’économie de l’île. Aujourd’hui encore, la canne à sucre est la principale culture de l’île.

Quand la première sucrerie de La Réunion a-t-elle été créée ?

La première sucrerie de l’île a été créée en 1783. À partir de 1815, la culture de la canne à sucre prend une place primordiale dans l’économie réunionnaise, ouvrant la voie à un essor industriel rapide au XIXe siècle.

Quelles sont les plus anciennes sucreries encore en activité à La Réunion ?

Les sucreries de Bois-Rouge et du Gol, créées toutes deux en 1817, sont les plus anciennes encore en activité aujourd’hui. Elles ont traversé plus de deux siècles d’histoire, y compris les crises du XIXe siècle, et constituent aujourd’hui les deux seules sucreries de l’île, intégrées au groupe Tereos.

Qu'appelle-t-on l'âge d'or de l'industrie sucrière réunionnaise ?

La période 1832-1862 correspond à l’âge d’or de l’industrie sucrière réunionnaise. L’industrie connaît alors un développement spectaculaire : entre 150 et 200 sucreries fonctionnent sur l’île et près de 60 000 tonnes de sucre sont produites chaque année. Cette prospérité repose sur l’ingéniosité technique et une forte demande de sucre.

Pourquoi la canne à sucre fait-elle partie du patrimoine de La Réunion ?

La canne à sucre fait partie du patrimoine de La Réunion parce qu’elle façonne son histoire, ses paysages et son économie depuis plus de deux siècles. De son introduction au XVIe siècle à l’âge d’or des sucreries, puis à la concentration progressive vers les deux sucreries actuelles, elle a accompagné toutes les grandes étapes du développement de l’île. Elle demeure aujourd’hui la première filière agro-industrielle du territoire.