La canne est une culture durable et responsable qui associe de l’alimentaire et de l’énergie. Elle s’inscrit donc totalement dans le sens des nouvelles politiques promues par l’Union Européenne.
Un cadre juridique favorable
La Réunion, Département d’Outre-mer français, fait partie des Régions Ultra-Périphériques de l’Union européenne.
Le traité de Lisbonne souligne pour celles-ci la nécessité de dispositions spécifiques précisées dans son article 349 TFUE (Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne) : «Compte tenu de la situation économique et sociale structurelle […] de la Réunion, […] qui est aggravée par leur éloignement, l'insularité, leur faible superficie, le relief et le climat difficiles, leur dépendance économique vis-à-vis d'un petit nombre de produits, facteurs dont la permanence et la combinaison nuisent gravement à leur développement, le Conseil, sur proposition de la Commission et après consultation du Parlement européen, arrête des mesures spécifiques visant, en particulier, à fixer les conditions de l'application des traités à ces régions, y compris les politiques communes. […] ».
La reconnaissance de ce statut spécifique au sein de l’Union européenne offre de nombreuses perspectives.
L’Etat et l’Union européenne ont d’ailleurs souvent manifesté leur attachement à la filière canne-sucre la considérant, à juste titre, comme une filière structurante à La Réunion et dont le développement s’inscrit sur le long terme. A titre d’illustration, il convient de souligner que le Programme d’Options Spécifiques liées à l’Eloignement et à l’Insularité (POSEI), est l’un des seuls programmes communautaires à ne pas avoir de limite dans le temps.
Ce soutien s’inscrit d’ailleurs en cohérence avec les autres politiques de l’Union européenne. En matière d’accords commerciaux par exemple, l’ouverture du marché européen aux pays ACP (Afrique Caraïbes Pacifique) et PMA (Pays les Moins Avancés) n’a pas impacté directement le marché réunionnais, celui-ci bénéficiant d’une clause d’exclusion à long terme.
Une filière confiante en son avenir
La culture de la canne à sucre à La Réunion s’inscrit pleinement dans les axes politiques promus par l’Union européenne. Elle présente en effet l’avantage de participer à une production alimentaire de première nécessité, tout en disposant d’atouts environnementaux importants.
Elle permet par exemple de produire de l’énergie renouvelable, de lutter contre l’érosion des sols et les glissements de terrain et de préserver les nappes phréatiques.
Par ailleurs, elle a su s’intégrer à des zones d’agriculture difficile tant par le relief que par le caractère cyclonique de l’Ile et préserver un mode d’agriculture sociale. Elle est donc l’archétype de l’agriculture durable soutenue sur le long terme par l’Union européenne.
D’importantes perspectives d’avenir
Forts des atouts de la filière canne-sucre, ses différents acteurs se sont engagés dans la poursuite de son développement. Les sucreries continuent d’investir dans un souci d’amélioration constante de l’outil de transformation industriel (entre 8 et 10 M€ / an), tandis que les planteurs poursuivent les travaux de plantation et renforcent la mécanisation.
La recherche et le développement, la solidité de la relation interprofessionnelle, les marges de progrès qui restent à mettre en œuvre notamment vis-à-vis du foncier, la confiance sans cesse renouvelée des instances nationales et européennes, permettent à la filière d’envisager son avenir avec sérénité.

