La canne constitue historiquement la culture la plus importante à La Réunion. Durant la dernière décennie, les différentes cultures de l’île ont trouvé leur place au sein du paysage agricole.
Des surfaces cannières stabilisées
La canne, pivot de la diversification agricole, occupe 63 % de la Surface Agricole Utilisée (SAU). La diminution des surfaces en canne due en particulier à l’étalement urbain a été freinée depuis les années 2000. Une prise de conscience s’opère à l’échelle de l’île. La surconsommation d’espace entame dangereusement les marges de développement des générations futures et coûte fort cher aux collectivités et aux usagers (aménagement de réseaux, voiries…).
Les documents d’orientation et d’urbanisme sont donc de plus en plus attachés à rechercher un aménagement harmonieux de l’espace qui maintienne à la fois la capacité productive des surfaces agricoles et les espaces naturels. Dans un même temps, le monde agricole a réussi à remettre en culture des terres inexploitées afin de contre balancer la perte de surface. En agriculture, le foncier est un outil de travail, sa protection est donc un enjeu majeur pour l’avenir de l’agriculture réunionnaise.
Des exploitations qui se structurent
La forte proportion de petites unités par rapport à la moyenne nationale est une des caractéristiques essentielles des exploitations cannières de La Réunion. Cette particularité correspond à un modèle social attaché au maintien de l’activité rurale.
La poursuite de la structuration des exploitations cannières s’appuie sur les éléments structurants suivants :
- La stabilisation du nombre d’hectares voués à la canne
- Les gains de productivité réalisée
- L’installation de nouveaux exploitants
- La plus grande technicité des planteurs

