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Complémentarité avec les filières agricoles

La canne à sucre est une composante essentielle de l’agriculture réunionnaise.

La canne à sucre : une ressource multiple pour l’élevage

Les champs de canne à sucre sont indispensables à une bonne gestion des effluents d’élevage (lisier, fumier). Les effluents d’élevage sont un excellent fertilisant pour la canne. Les éleveurs peuvent ainsi recycler les lisiers tandis que les planteurs limitent le recours aux intrants chimiques : une solution doublement gagnante pour l’environnement.

La paille de canne permet de fournir :

- De la litière et du fourrage : la paille de canne obtenue après séchage des feuilles de canne à sucre constitue un excellent complément pour l’alimentation et le paillage des bovins.

- Du mulch pour les autres cultures : la paille de canne est utilisée pour couvrir le sol et elle permet de le protéger.

- Du support carboné pour le compost : la paille de canne est utilisée en complément des effluents pour faire du compost.

La canne à sucre : pivot de la diversification agricole

La canne à sucre permet à l’agriculteur de sécuriser son revenu agricole et de prendre un risque de diversification vers d’autres cultures moins résistantes aux intempéries ou dont les cours sont plus fluctuants.

La canne à sucre est très résistante aux intempéries. En cas de cyclone, la production est bien sûr affectée mais de manière modérée (20% maximum sur l’ensemble de l’île) alors que d’autres cultures sont totalement détruites.Cette forte résistance est une garantie de revenus pour l’agriculteur lui permettant de prendre des risques de diversification en élevage, maraîchage ou production fruitière. De plus, la totalité de la production de canne est achetée par les usines sucrières ce qui constitue une garantie d’écoulement de la production pour l’agriculteur.

Elle permet également la pérennisation des filières d’élevage en assurant un exutoire incontournable pour les effluents d’élevage, et en contribuant à l’alimentation des bovins par la paille de canne et la mélasse. Les 12 000 hectares consacrés à l’élevage et à la production de fruits et légumes permettent de couvrir 80% de la consommation en produits frais de La Réunion. Remettre en culture 8 000 hectares de friches agricoles permettrait d’asseoir la sécurité alimentaire de l’île et de conforter les filières agricoles d’exportation, structurantes pour l’île.