Une filière agro-écologique

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Une culture qui limite les intrants chimiques

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La paille de canne : coproduit aux utilisations variées

La paille de canne est très importante dans la culture de la canne à sucre : en effet, en laissant la paille au champ après la coupe, on obtient un couvert qui va limiter l’enherbement. Moins de mauvaises herbes, c’est moins d’herbicides utilisés !

Mais la paille de canne permet aussi de fournir de la litière et du fourrage, du mulch pour les autres cultures et du support carboné pour le compost.

20 000 balles rondes sont produites par an à partir des 4 à 5000 tonnes de paille de canne à sucre. Des projets sont menés pour augmenter cette production, tout en respectant la nécessité de laisser une partie de la paille au champ.

Les écumes de sucreries et les cendres de bagasse

Les écumes, coproduit du process de la fabrication du sucre, sont utilisées par les planteurs pour amender les champs. Les 85 000 T d’écumes valorisées permettent d’éviter l’utilisation de 2 500 T d’amendements calciques.

Les cendres de bagasse sont aussi de plus en plus utilisées.

De manière générale, la canne est une culture qui nécessite peu d’engrais.

En matière d’azote, les besoins annuels de l’ensemble de la canne sont de l’ordre de 3000 T, soit 38 % des besoins totaux de l’île (7 800 T).

Alors qu’elle couvre 58% de la SAU, la consommation d’azote par la canne est sensiblement plus faible, en comparaison avec des cultures fourragères ou maraîchères notamment.

Pas d’utilisation d’insecticides pour la canne

La canne est une plante qui résiste à de nombreux insectes. Pour ceux qui réprésente un danger pour elle (notamment le ver blanc), c’est la lutte biologique qui permet de lutter contre le ver blanc. En effet, on utilise un champignon nommé "Beauveria" pour lutter contre le ver blanc.

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