Une filière agro-écologique

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Les caractéristiques de la canne à sucre lui permettent de capter dans l’atmosphère des quantités importantes d’oxyde de carbone.

La canne à sucre, une plante exceptionnelle face au CO2

procesus de photosynthèse

La photosynthèse est le processus qui permet aux plantes de transformer l’énergie solaire en énergie chimique. Par une réaction chimique complexe, la plante capte le gaz carbonique (CO2) de l’air ambiant, le transforme en molécules organiques et rejette de l’oxygène en retour.

Chez la plupart des plantes, le processus de la photosynthèse met en jeu des molécules possédant trois atomes de carbone. C’est ce que les biologistes appellent la « photosynthèse en C3 ». La canne à sucre fait exception.

Comme le maïs, le sorgho et certaines plantes désertiques, la canne à sucre fait partie des plantes de « type C4 ». Grâce à leur métabolisme spécial, ces plantes montrent une meilleure capacité à absorber le gaz carbonique et elles peuvent ainsi connaître des taux de croissance extrêmement élevés.

Véritable piège à carbone

Ainsi, la sole cannière stocke l’équivalent des émissions annuelles de CO2 du parc automobile de La Réunion.

En effet, le CO2 produit par les centrales thermiques lors de la combustion de la bagasse est réabsorbé par la canne lors de son processus de photosynthèse pour produire ensuite de la bagasse l’année suivante.

Elle évite ainsi l’importation de 140 000 tonnes de charbon et permet de produire de l’électricité verte, tout en produisant du sucre et de nombreux coproduits

Bilan CO2 positif

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